L'ermitage

Phase 1:
Murissement du projet

La phase 1 qui a duré presque deux années consistait à se mettre à l'écoute du milieu en prenant d'abord contact avec la population pour l'écouter et connaître ses aspirations. Bien qu'étant au Togo depuis presque 15 ans, ils était important pour le Père Etienne de découvrir une culture bien différente de celle de la région de Lomé, a fortiori de la capitale.

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Population

Phase 2:
Implication de la population

La phase II pour laquelle nous avons besoin de votre soutien est essentielle à la fondation du projet. Elle est pour ainsi dire l'arrière base déterminante pour la mise en oeuvre d'un projet en zone enclavée. L'investissement de cette arrière base contient virtuellement le déploiement global de la Lumen Valley. 

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Plan de masse

Phase 3: 
Le centre de ressourcement

La phase III concerne la construction du centre d'hébergement et le prieuré des frères. Une église pouvant accueillir 200 personnes établit le lien entre les deux. 

Situé en altitude (500 m) dans la réserve naturelle de Djambdé au cœur d’un cirque de montagnes et face à une vallée, ce centre remplira essentiellement deux vocations.

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Tourisme inclusif

Le tourisme inclusif comme son nom l’indique se veut générateur de liens qui transcendent les rencontres trop utilitaires. Nos sociétés de plus en plus aseptisées engendrent un déficit croissant de la rencontre conçue comme une expérience du « donner et du recevoir ». 

Un vrai repos en vue de donner et de recevoir
La Lumen Valley est élaborée tel un écrin du « donner et du recevoir ». La nécessité dans notre rythme contemporain d’écouter et de reposer le corps est une gageure et cela doit être intégré dans le tourisme inclusif. On peut difficilement recevoir et encore moins donner lorsque le corps ne répond plus. Mais se pose un autre défi tout aussi important pour un vrai repos, plus enfoui et plus enraciné. Le déficit dans notre monde n’est pas autant dans les comportements égoïstes matérialistes que dans le fait que la société n’offre plus suffisamment d’espaces de gratuité du « donner et du recevoir ». 

La Lumen Valley veut intégrer dans son éthique du tourisme le fait de recevoir pour pouvoir donner et réciproquement, mais avec le préalable de pouvoir vraiment se reposer humainement et spirituellement. Ainsi le centre de ressourcement doit être doté d’un standing de qualité tant du côté de l’hébergement que de la restauration et de tous les services afférents. 

Apport de compétences
C’est là que la partie du « donner » peut entrer en action. Les touristes après avoir découvert la région et s’être bien reposés pourront dans un deuxième temps apporter leurs compétences  au sein du centre de ressourcement ou encore dans le cadre des entreprises sociales. Alors automatiquement se mettra en action le « recevoir » dans le contact avec la population locale avec un transfert de compétences et de valeurs incluant un accompagnement de la communauté. Les risques d’interactions néfastes générosité/abus de confiance induisant très souvent des déceptions seront nettement amoindries puisque le touriste aura tout simplement apporté sa contribution financière en tant que client du centre de ressourcement. Voici les propriétés du concept de tourisme inclusif. Je profite mais je donne… et je donne et je reçois en profitant et ceci pour les deux parties : le touriste et celui qui accueille. 

Toutes les dispositions seront alors requises pour permettre des rencontres constructives du « donner et du recevoir ». La communauté des frères veillera au respect et aux règles devant régir ces rencontres. Si la Lumen Valley est un écrin de beauté visuelle, mais surtout humaine par l’authenticité des personnes de la région, il convient de tout mettre en œuvre pour protéger cet écrin. 

Entendre les contes et la sagesse des anciens
La transversalité et la mobilité nord sud permise par le progrès humain doit jouer tout son rôle dans un tel projet. Par exemple, en lien avec les jeunes universitaires et les villages avoisinants des soirées au village seront aussi organisées pour les familles pour entendre les contes et la sagesse des anciens et fêter aussi avec les populations locales si accueillantes. Toute la différence avec les organisations classiques est que l’introduction aura été faite par une coopération dans le travail avec un ou plusieurs membres du village au centre ou dans les ESS. 

Une réserve qui permet de s'émerveiller
De grandes ballades dans la réserve avec les pisteurs pour découvrir la faune et la flore permettront l’émerveillement face à la création (éléphants, singes, zèbres, antilopes, perroquets, etc.). Aucun moteur de véhicule ne sera autorisé dans l’enceinte du centre de ressourcement et le parking gardé sera à quelques kilomètres, les hôtes devant se rendre en voitures électriques à leur hébergement ou au monastère. La réserve étant fermée, l’entrée se fera avec un badge réservé aux résidents et à la clientèle. Enfin, la gastronomie et les bienfaits de nombreux fruits et légumes locaux en majorité produits bio par les ESS seront aussi un gage de qualité du ressourcement. 

 

 

 

Entreprenariat social et solidaire

Le terme d’Economie sociale et solidaire regroupe un ensemble de structures qui reposent sur des valeurs et des principes communs : utilité sociale, coopération, ancrage local adapté aux nécessités de chaque territoire et de ses habitants. Leurs activités ne visent pas l’enrichissement personnel, mais le partage et la solidarité pour une économie respectueuse de l’homme et de son environnement. Le modèle économique de l’ESS est au service de la société et du citoyen.

Apporter une lumière
Ce secteur d’activités de la Lumen Valley est une nécessité et une urgence dans le contexte de la région de Kara, du Togo et plus largement du continent Africain. Les causes de nombreuses guerres dans le monde, mais aussi d’une immigration massive mettant tant de familles et de jeunes en danger, nous les connaissons très bien. L’Eglise ne peut se contenter d’établir le constat. Elle n’a pas pour vocation de résoudre les problèmes économiques à l’échelle d’une nation mais comme elle le fît magistralement pour l’Europe et d’autres continents, l’Eglise apporte une lumière au cœur des luttes de ce monde et peut et se doit de poser des témoins concrets, souvent de manière prophétique pour indiquer des voies sur le long terme. Nul doute que la LUMEN VALLEY jouera ce rôle de témoin pour le TOGO et qui sait pour les pays avoisinants. 

Une plateforme d'entreprenariat social et solidaire
L’économie sociale et solidaire est une réponse très adaptée à la situation sociale et économique du Togo pour de multiples raisons. Quand 60 % de la population d’un pays est au-dessous de 20 ans, on ne peut pas de permettre de ne miser que sur l’économie classique a fortiori dans un monde rural quasiment vierge au plan industriel. 

La plateforme d’entreprenariat social et solidaire abritera divers secteurs. Nous pouvons en désigner à ce stade quelques-uns, mais la créativité des uns et des autres n’exclue pas la naissance d’autres secteurs. REPINATO (REvalorisation des PIerres NAturelles du TOgo) a été le premier pilote concluant au niveau entreprenariat, mais il va de soi que les secteurs agricoles, l’élevage, l’apiculture etc. seront des secteurs à développer. 

La partie ESS de la Lumen Valley sera accompagnée par des personnes ressources compétentes sur le plan de la gestion et de la formation. Le projet en cela rejoint directement les partenariats publics-privés en générant des jeunes entrepreneurs.

 

Vie spirituelle

La dimension spirituelle de la Lumen Valley prendra sa source au prieuré des frères de la congrégation par leur vie de prière silencieuse d’adoration, le chant des offices et la célébration quotidienne de l’eucharistie. 

Dans un cadre unique, ceux qui désirent prendre un temps de retraite plus personnelle pourront bénéficier de l’hôtellerie du prieuré, ou bien d’une maisonnette dédiée à la solitude avec un lieu de prière. Ces maisonnettes spirituelles seront dans l’enceinte du centre de ressourcement permettant aussi une détente physique et un plus grand confort. De même, des retraites pour les groupes et les familles seront programmées au long de l’année. L’accompagnement personnel aura aussi une place privilégiée pour les personnes séjournant au centre de ressourcement. 

L'expérience du beau et de la qualité
Selon les résultats et les disponibilités financières, des retraites pour les étudiant(e)s seront organisées au centre de ressourcement. L’idée étant entre autres de permettre à ces jeunes souvent très pauvres de faire l’expérience du beau et de la qualité. La grande majorité de nos jeunes, quoiqu’universitaires, n’ont jamais eu l’occasion d’effleurer le bien-fondé de l’harmonie de l’habitat, de l’importance pour l’équilibre d’un minimum de confort. Permettre à ces jeunes avec une sensibilisation adéquate de faire ces expériences dans leur région est essentiel pour unifier l’ambition universitaire avec leur histoire personnelle. C’est une véritable pastorale au fondement même de l’équilibre de la personne humaine, afin qu’ils intègrent que le bonheur n’est pas nécessairement AILLEURS. 

 

LA FORMATION

La formation est pour ainsi dire le nerf de toute la Lumen Valley. Elle se retrouve dans tous les secteurs d’activités qu’elle soit pratique ou spéculative. Le décloisonnement entre ces deux mondes est un objectif précis, car il est le plus souvent la cause pour nos sociétés de la perte de l’amour du travail et des frustrations les plus grandes qui engendrent la stérilité et l’inefficacité des entreprises diverses. L’énorme atout de la région de Kara est que ce cloisonnement n’est pas encore irréversible. 

Ainsi la formation peut encore porter ses fruits en accompagnant les jeunes au cœur des activités de la Lumen Valley. Il n’y a pas d’expérience plus structurante pour un jeune que celle de produire quelque chose de beau et bien fait, en coopération avec autrui et la conséquence de pouvoir se nourrir grâce à ce travail. Le projet pilote de l’ESS REPINATO le montre et indique par là une voie sûre. 

Recherche de lumière
La congrégation Saint Jean selon un mandat confirmé par l’Eglise intègre aussi sans son charisme la formation philosophie et théologique au service de la personne humaine. La sensibilisation aux « TROIS SAGESSES », à savoir la sagesse philosophique, la théologique et la mystique est capitale pour éclairer l’activité humaine. C’est pourquoi sous mode de sessions ou de colloques en coopération étroite et fraternelle avec la paroisse universitaire de Lomé, le projet de la Lumen Valley entend contribuer à la recherche de la lumière sur tous les grands sujets de notre époque. Mettre en dialogue les acteurs de la vie économique et sociale ainsi que les représentants des grandes religions est une urgence trop évidente pour ouvrir à la jeunesse la porte de l’espérance en leur avenir, au-delà des combats idéologiques de notre mondialisation. 

 

Centre de ressourcement

Le prieuré des frères et le centre d’hébergement offrent un lieu de ressourcement spirituel dans le cadre magnifique d'une réserve naturelle. Une église pouvant accueillir 200 personnes est prévue pour les célébrations liturgiques. Situé en altitude (500 m) dans la réserve naturelle de Djambdé au cœur d’un cirque de montagnes et face à une vallée, ce centre remplira essentiellement deux vocations :

1. Développer et être garant de la pérennité de l’esprit de la Lumen Valley.

L’esprit s’inscrit fondamentalement dans la règle de vie des frères de Saint Jean et les œuvres de la Lumen Valley sont constitutionnellement reliées par la réalité désignée comme « Ecole Saint-Jean » par la congrégation. Ainsi les secteurs de formation humaine et spirituelle, d’entreprenariat social et solidaire et de tourisme inclusif doivent toujours être promus dans l’esprit de la congrégation. La référence pour les œuvres sociales et économiques sera la doctrine sociale de l’église catholique. Une priorité pastorale sera donnée à la jeunesse universitaire et aux plus pauvres de la région.

Enfin, dans la lumière de l’encyclique LAUDATO SI, une grande importance sera accordée dans la conception du centre de ressourcement à l’énergie renouvelable et au respect de l’environnement tant par l’architecture que par l’usage des ressources naturelles. 

2. Devenir le générateur économique pour la bonne gestion et la croissance de l’ensemble des secteurs d’activités du projet. 

Cette notion de générateur sur place est novatrice en ce sens que le développement économique de la Lumen Valley ne repose pas sur l’attente d’un profit au court terme des micros projets artisanaux ou agricoles. Le centre de ressourcement est conçu sur une rentabilité à forte valeur ajoutée, cette dernière devenant génératrice des ESS. On sort ainsi de la logique de la subvention en se saisissant d’un secteur de la région résolument porteur dans les décennies à venir.

La stimulation factuelle à travers la construction et l’exploitation du centre de ressourcement et les germes de l’entreprenariat social se fera naturellement. Parallèlement, la capacité d’accompagner structurellement et économiquement les secteurs naissants sera bien générée sur place. Il n’y a donc pas de césure entre « le financeur » et « le financé » comme dans le schéma classique du développement. La dimension communautaire du développement est ainsi préservée et devient la garantie du développement durable au profit des populations locales. C’est pourquoi les sources de l’investissement global seront diversifiées en fonction de la vocation de chaque entité. 

 

  • Une association loi 1901 « la CSJ KARA » (Congrégation Saint Jean KARA) est créée au Togo et définit précisément les diverses structures ainsi que leur interaction et les droits et devoirs de chaque entité.
  • Les titres fonciers sont établis au nom de la Congrégation Saint-Jean. 
  • Parallèlement, une convention est signée entre le diocèse de Kara et la Congrégation Saint-Jean précisant la mission confiée aux frères et les mutuae relationes entre l’institut et le diocèse.
  • Monsieur Aubé Bruno a accepté d’accompagner la communauté par ses conseils au plan juridique et financier, comme il l’a fait pour le projet de la paroisse universitaire de Lomé et la construction du monastère en Autriche.
  • Le fundraising se fera sous la responsabilité de M. Florent Raimond (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Partenaires

Ce projet d'envergure nécessite des partenaires solides, qui sont capables de le porter dans les années à venir...

  • Paroisse Universitaire

    A Lomé, la capitale du Togo, les frères ont construit une Paroisse Universitaire,...

Diocèse de Kara - Togo

Tchitchao-Waya
Sanctuaire Marial

 

 

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